Get Adobe Flash player

Prochainement :

  • /index.php/fr/component/allevents/display/event/default/72-le-film-toni-erdmann-projete-a-acigne?Itemid=470"Toni Erdmann" projeté à Acigné (13-12-2018)

Le jumelage a 35 ans : M. Simonneaux se souvient

"Je suis content de l'avoir fait"

Maire d'Acigné, Michel Simonneaux a paraphé la charte du jumelage franco-allemand. C'était le 30 août 1980, il y a 35 ans. Souvenirs, souvenirs...

 "Un trait d'union indissoluble". Lorsqu'il évoque le jumelage entre Acigné et Wachtendonk dont il signa la charte le 30 août 1980, Michel Simonneaux sent son coeur d'Européen convaincu qu'il était à l'époque, battre avec conviction et chaleur. "J'étais très motivé en tant qu'élu. Poursuivre au niveau communal le rapprochement initié par de Gaulle et Adenauer puis renforcé par Mitterrand et Kohl constituait une excellente expérience. Je suis content de l'avoir fait. C'était quelque chose de novateur."

35 ans plus tard, celui qui fut maire d'Acigné de 1971 à 1989, se souvient parfaitement de l'histoire qui a permis d'initier des relations amicales entre les deux communes. "Tout est parti d'un courrier envoyé à la mairie par la famille Maas. Celle-ci désirait retrouver la trace d'Alphonse Aubrée, un citoyen acignolais qui, prisonnier de guerre, avait travaillé dans leur ferme, à Krefeld. "

Les agriculteurs allemands effectuèrent un premier déplacement à Acigné et les retrouvailles entre les deux familles purent avoir lieu. "L'occasion était belle de s'appuyer sur cette amitié pour mettre en place un jumelage entre les deux communes. 25 ans après la guerre, on trainait encore les stigmates du conflit mais il n'y eut pas de réaction défavorable lorsque le nom de Wachtendonk apparut sur le fronton de la mairie." se rappelle Michel Simonneaux qui rédigea le courrier suivant à l'adresse de son homologue allemand :"Cette lettre a pour but de réaliser un partenariat. Cette amitié entre nos citoyens pourrait se propager. Depuis longtemps déjà, Acigné voudrait créer un parrainage avec une petite ville allemande. De nombreux écoliers apprennent la langue allemande et l'Allemagne les intéresse sans aucun doute. Ils seraient heureux de rencontrer des amis allemands. Ce serait aussi l'occasion pour les adultes de mieux se comprendre. Nous pourrions détruire les barrières qui séparent depuis trop longtemps nos deux pays. Ou alors au moins d'essayer d'amoindrir les ressentiments. Si vous acceptiez cette offre de rapprochement, nous serions prêts à créer un conseil de parrainage."

Ce courrier trouva un écho favorable. Aprés de grosses séances de travail avec les élus municipaux pour installer les grands lignes du rapprochement basées sur le sport, la culture, les échanges professionnels, René Veillard devint début 1979 le premier président du comité de jumelage.

"Je me souviens de notre première visite à Wachtendonk. Nous avions été reçus avec beaucoup plus d'honneurs que nous l'avions prévu. Nous avions été impressionnés par la qualité de l'accueil. Les Allemands avaient une soif terrible de connaître notre culture latine raconte Michel Simonneaux. Nous avions été aussi très déçus par leur manière de se nourrir. Il n'y avait pas de boisson pendant les repas"

Etonné également à l'époque par le pouvoir énorme de l'argent chez les amis germaniques, conscient de la différence de tempérament entre les Français et les Allemands, Michel Simonneaux tient aussi à souligner l'énorme travail réalisé par Johannes Driessens. "La cheville ouvrière, l'architecte du jumelage côté allemand."

35 ans plus tard, Michel Simonneaux se dit heureux que " des liens d'amitié très profonds persistent entre les deux villes et que des échanges professionnels créés par l'entreprise Mailleux aient entraîné une dynamique commerciale. Je suis content que le jumelage perdure. J'en suis l'un des pères fondateurs. J'en revendique la paternité" déclare-t-il avant de terminer par un petit clin d'oeil "Il est quand même curieux qu'aucune famille franco-allemande n'ait vu le jour grâce au jumelage"

Le jumelage n'a pas dit son dernier mot. Il n'a que... 35 ans.

 

Lire aussi l'article de Serge Queguiner paru dans Ouest-France le samedi 5 septembre. Vous pouvez le retrouver sur le site internet d'Ouest-France.